The date of this commemoration was not chosen at random. On 15 November 2000, the General Assembly adopted the United Nations Convention against Transnational Organized Crime. Twenty-five years later, this treaty, also known as the Palermo Convention, has become an essential tool in promoting international cooperation to combat organized crime in all its forms.
With 187 States Parties, the Convention against Transnational Organized Crime remains one of the international legal instruments ratified by the greatest number of countries, and thus enjoys near-universal adherence.
15 November 2025 marks the Silver Jubilee of this unique international normative framework. Indeed, the innovative provisions of the Convention continue to inspire and guide other multilateral instruments used in criminal matters, the most recent being the United Nations Convention against Cybercrime.
The text of this convention was negotiated in a global context, where a majority of member states of the United Nations were demonstrating a common will to address the extremely worrying phenomenon of organized criminal groups, which, beyond national borders, take advantage of the divergence in the legal systems and law enforcement structures of States, to escape legal prosecution.
From the outset, the Convention recalls, in its first article, that its overall objective is to promote the establishment of cooperation mechanisms enabling States Parties to build close collaboration between their competent services in the fight against all forms of serious transnational crime.
In the area of international cooperation, the provisions of the Convention authorize States Parties to grant each other mutual legal assistance and extradition for all serious transnational offences, while also encouraging the exchange of information between their competent central authorities.
Furthermore, the Convention contains important clauses that explicitly call for strengthened technical assistance and the mobilization of financial resources for its effective and sustainable implementation, in order to counter the multifaceted threats of transnational crime.
These cooperation and coordination mechanisms constitute an irreplaceable legal tool in developing policies and strategies aimed at countering the multifaceted threats of transnational and related serious crimes, including terrorism, drug and arms trafficking, human trafficking, maritime piracy, and migrant smuggling.
Nowadays, no State can ignore this international treaty, which remains a global benchmark. Owing to its flexible application, the Convention serves as a relevant legal basis—both bilaterally and multilaterally—for numerous cooperative initiatives aimed at establishing coordination and collaboration mechanisms between the judicial institutions and law enforcement agencies of various States around the world.
The Member States of the Intergovernmental Authority on Development (IGAD) – Djibouti, Eritrea, Ethiopia, Kenya, South Sudan, Sudan, Somalia, and Uganda – have unanimously ratified the Convention, and several of them have already transposed it into their respective national legislations.
The United Nations Convention against Transnational Organized Crime remains a model law of reference for IGAD, which, over the past two decades, has been working to promote this Convention and its three supplementary protocols. In this regard, the IGAD Security Sector Program (ISSP) is the body mandated within the Peace and Security Division to design and promote initiatives and programmatic approaches intended to guide and provide advisory assistance to Member States in the areas of counterterrorism and the prevention of serious forms of criminal threats.(1) Moreover, it is within this context that the two IGAD conventions relating to extradition and mutual legal assistance were developed as early as 2009. (2)
This sustained IGAD commitment to raising awareness about the dangers that transnational organized crime poses to the Horn of Africa and East African region has enabled the mobilization of Member States, which, on 19 December 2024, adopted in Mombasa, Kenya, the Statutes of the Regional Mechanism for Cooperation and Coordination against Transnational Security Threats. (3)
The historic adoption of this regional institutional and legal framework represents a turning point and underlines the determination of IGAD Member States to implement a coordinated regional approach in preventing and combating all transnational threats likely to affect the security of States and their citizens.
(2) https://igadssp.org/index.php/documentation/1-igad-convention-on-extradition/file
By Daoud Alwan
Head Counterterrorism & Maritime Security,
IGAD Security Sector Program (ISSP)
French Version
L’IGAD célèbre le Jubilée d’Argent de la Convention de Palerme contre la Criminalité Transnationale Organisée à l’Occasion de la Journée Internationale de la Prévention de toutes les Formes de Criminalité Transnationale Organisée et de la Lutte contre ce Fléau
La date de cette commémoration n’a pas été choisie par hasard. Il y a vingt-cinq ans, jour pour jour, l’Assemblée Générale adoptait la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée. Vingt-cinq ans après, ce cadre juridique, appelé aussi convention de Palerme, est devenu un instrument incontournable dans la promotion de la coopération internationale pour lutter contre le crime organisé sous toutes ses formes.
La Convention contre la criminalité organisée demeure l’un des traités internationaux ratifiés par le plus grand nombre d’Etats Parties, à ce jour 187 au total, et bénéficie ainsi d’une adhésion quasi universelle.
Ce 15 novembre 2025 est l’occasion unique pour marquer le Jubilée d’Argent de ce traité international unique en son genre. En effet, les dispositions novatrices de cette convention continuent d’inspirer et de guider d’autres instruments multilatéraux utilisés en matière pénale, dont la dernière en date est la convention des Nations Unies contre la cybercriminalité.
Le texte de cette convention a été négocié dans un contexte mondial, ou les Etats membres des Nations Unies manifestaient une volonté partagée pour faire face au phénomène inquiétant et croissant des groupes criminels organisés, qui au-delà des frontières nationales, profitent de la divergence des systèmes juridiques et des structures de détection et de répression des Etats, pour échapper aux poursuites judiciaires.
D’entrée de jeu, la convention rappelle que son objectif central est de promouvoir la coopération entre les Etats Parties en les exhortant à établir une collaboration étroite dans leur lutte contre toutes les formes de crimes transnationaux graves.
Les dispositions de la convention pour ce qui a trait en particulier à la coopération internationale permettent aux Etats Parties de s’accorder l’entraide judiciaire et l’extradition, tout en facilitant l’échange d’informations entre leurs autorités centrales compétentes. Ces mécanismes de coopération et de coordination contenus dans la convention forment un arsenal juridique irremplaçable à la disposition des Etats Parties.
En outre, la convention contient des clauses importantes qui appellent explicitement au renforcement de l’assistance technique ainsi qu’a une mobilisation des ressources financières internationale pour sa mise en œuvre effective et durable. La mobilisation de ressources financières demeure essentielle pour contrer les menaces multiformes de la criminalité transnationale et des crimes connexes graves parmi lesquels le terrorisme, le trafic de drogue et des armes, la traite des personnes, la piraterie maritime, ou le trafic de migrants.
De nos jours, aucun Etat ne peut désormais ignorer ou se passer de ce traité international qui reste un modèle de référence mondiale. La convention sert de base légale pertinente tant sur le plan bilatéral que multilatéral pour des nombreuses initiatives de coopération visant à mettre en place des mécanismes de coordination et de collaboration entre les institutions judiciaires et les services de détection et de répression des Etats.
Les Etats Membres de l’Autorité Intergouvernementale pour le Développement (IGAD)-Djibouti, Erythrée, Ethiopie, Kenya, Sud-Soudan, Soudan, Somalie et Ouganda- ont unanimement ratifiés la convention et un certain nombre d’entre eux l’ont d’ores et déjà transposés dans leurs lois nationales respectives.
Au cours de ces deux dernières décennies, l’IGAD s’est attelée à la promotion de cette convention et de ses trois protocoles additionnels en mettant en place divers programmes de renforcement de capacités destinés aux Etats membres.
La convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale demeure un cadre d’orientation et de référence pour l’IGAD. A cet égard, le Bureau du Secteur de la Sécurité (1) est l’organe mandaté au sein de la division de la Paix et de la Sécurité pour concevoir et impulser les initiatives et les approches programmatiques sensées guider et orienter la coopération entre les Etats membres dans les domaines de la lutte anti-terroriste et de prévention des formes graves de menaces criminelles. D’ailleurs, c’est dans ce contexte que les deux conventions de l’IGAD relatives à l’extradition et à l’entraide judiciaire ont été élaborées dès 2009. (2)
L’engagement de l’IGAD pour sensibiliser sur les dangers que revêt cette criminalité transnationale organisée pour la région de l’Afrique Orientale et de la Corne, a permis de mobiliser les Etats Membres qui ont adopté le 19 Décembre 2024 à Mombasa, au Kenya, les Statuts du Mécanisme Régional de Coopération et de Coordination contre les Menaces Transnationales à la Sécurité (3)
L’adoption de ce cadre institutionnel et juridique représente un tournant historique et souligne la détermination des Etats membres à mettre en œuvre une approche régionale concertée dans la prévention et la lutte contre toutes les menaces transnationales susceptibles de porter atteinte à leur sécurité et à celle de leurs citoyens.
(2) https://igadssp.org/index.php/documentation/1-igad-convention-on-extradition/file
Par Daoud Alwan
Responsable de la Lutte contre le Terrorisme et de la Sécurité Maritime
Programme de l’IGAD pour le Secteur de la Sécurité (ISSP)